Je n'arrive pas à déconnecter, tout cela est si peu logique. Tu es à l'opposé des garçons que j'imaginais dans mes rêveries, tu es si sensible, si fragile, si peu sûr de toi. Tes efforts pour me faire croire le contraire sont touchants. Alors à chaque fois, ce coup de poignard dans mon estomac au moment de te quitter me surprend autant qu'il m'effraie. Ils disaient "le coeur a ses raisons que la raison ignore", mais comment intimer l'ordre à ma raison de se taire, parfois ?
dimanche 18 décembre 2016
Toi
Je t'ai attendu pendant longtemps. Et maintenant que t'es là, je suis perdue. Tu m'exaspères et m'attendris à la fois. Tes vêtements qui ressemblent à ceux d'un enfant de douze ans. Tes bras si lisses, tes mains qui n'ont rien vécu, ta peau rebondie. Tes joues rondes mais irrégulières. Tes silences, tes formules de politesse, tes sourires, tes hésitations, tes incompréhensions. Ta gentillesse sans faille, qui est en devient parfois agaçante. Tu te laisses porter par le courant, alors que pour moi la vie est une lutte perpétuelle. Je rêvais d'une passion, tu m'as donné ton calme, ta douceur. Suis-je une éternelle insatisfaite ? Peut-être bien. Mes sentiments sont si confus... J'ai envie de te secouer et de te prendre dans mes bras. Te gifler et t'embrasser. J'ai envie de crier, pour voir si tu crieras aussi, si tu crieras plus fort. Lorsque ton regard d'enfant se pose sur moi, quelque chose remue dans mon ventre, tout au fond. Je ne sais pas si c'est l'angoisse de n'être pas celle qu'il te faut, ou le bonheur d'avoir trouvé une épaule si peu solide, mais si réconfortante. Je peux te parler pendant des heures, je n'ai jamais trouvé personne qui sache si bien m'écouter. J'ai envie de me jeter tout contre toi, que tu me serres à m'en étouffer. Mais tu le feras pas, tu aurais peur de me faire mal. Tu as les mots pour me réconforter, pour m'apaiser, mais sauras-tu trouver ceux qui m'étourdiront, me feront perdre le contrôle ? Le plus énervant dans tout cela, c'est que je ne suis pas en droit de te faire des reproches. Ta gentillesse emplit tous les espaces, elle m'emprisonne autant qu'elle me réchauffe et me comble.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire