Si je trouve les premiers jours d'une année scolaire aussi intéressants c'est aussi parce que les affinités et groupe d'amis ne sont pas clairement établis encore. Tout reste possible. On est dans le royaume des a priori, des préjugés, des premières discussions, des premiers rires de connivence. Il y a quelque chose de fascinant dans tout cela. Comment, en voyant une personne peut-on savoir dès les premières secondes qu'on ne deviendra jamais ami avec elle ? Au contraire, pourquoi est-on immédiatement attiré vers certains camarades ? Je me suis souvent demandé si le fait de voir un élève traîner avec quelqu'un que l'on déteste ne provoquait pas, inconsciemment, une classification de cet élève. Immédiatement les premiers statuts sociaux se démarquent : "populaire", "kéké", "intello", "bolosse", "pétasse". Eh oui, la phrase précédente vient sans doute de faire faire du boogie woogie à Victor Hugo dans sa tombe, j'en suis désolée.
Le début d'année c'est également la nostalgie : c'est là qu'on se rend vraiment compte de ce qu'on a perdu et de combien l'année précédente était belle. J'ai tendance à ne pas me sentir à ma place en début, à être inexorablement gagnée par un certain Spleen. Un doute sur ma capacité à m'intégrer et à passer une meilleure année que la précédente. Fort heureusement ces quelques inquiétudes disparaissent normalement au fil des semaines, du moins dans mon cas.
Quoiqu'il en soit il faut profiter de ces années qui passent si vite et se dire que dans quelques temps, ces problèmes de lycéens paraîtront bien dérisoires. Je vais m'arrêter là, je suis très en verve aujourd'hui ! Je me rends compte combien écrire ici m'a manqué. A bientôt
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