samedi 5 septembre 2015

La Rentrée

Non non vous ne rêvez pas, c'est bien moi qui resurgit des méandres de l'Internet pour vous hanter à nouveau. L'excuse de mon absence est toute trouvée, et extrêmement sérieuse : j'étais en vacances. Le thème de mon article de rentrée coule lui aussi de source : la Rentrée pardi ! Il y a de cela quelques jours j'ai en effet effectué ma rentrée scolaire (si vous êtes des psychopathes  petits malins, vous devinerez vite en quelle classe je suis). Je trouve que la rentrée est un moment extrêmement intéressant à observer, complexe mélange de sentiments et d'atmosphères. Il y a déjà l'excitation : dans quelle classe vais-je être ? Avec qui ? Sans parler de l'éternel et ô combien angoissant diptyque profs-emploi du temps ! Je viens de le mentionner, il y a également le stress, l'inquiétude : être tout seul, passer une mauvaise année... La suite logique, c'est la joie : celle de retrouver ses amis, des professeurs qu'on affectionne, d'avoir un bon emploi du temps. Mais soyons réalistes, la déception est fatalement de la fête également.
Si je trouve les premiers jours d'une année scolaire aussi intéressants c'est aussi parce que les affinités et groupe d'amis ne sont pas clairement établis encore. Tout reste possible. On est dans le royaume des a priori, des préjugés, des premières discussions, des premiers rires de connivence. Il y a quelque chose de fascinant dans tout cela. Comment, en voyant une personne peut-on savoir dès les premières secondes qu'on ne deviendra jamais ami avec elle ? Au contraire, pourquoi est-on immédiatement attiré vers certains camarades ? Je me suis souvent demandé si le fait de voir un élève traîner avec quelqu'un que l'on déteste ne provoquait pas, inconsciemment, une classification de cet élève. Immédiatement les premiers statuts sociaux se démarquent : "populaire", "kéké", "intello", "bolosse", "pétasse". Eh oui, la phrase précédente vient sans doute de faire faire du boogie woogie à Victor Hugo dans sa tombe, j'en suis désolée.
Le début d'année c'est également la nostalgie : c'est là qu'on se rend vraiment compte de ce qu'on a perdu et de combien l'année précédente était belle. J'ai tendance à ne pas me sentir à ma place en début, à être inexorablement gagnée par un certain Spleen. Un doute sur ma capacité à m'intégrer et à passer une meilleure année que la précédente. Fort heureusement ces quelques inquiétudes disparaissent normalement au fil des semaines, du moins dans mon cas.
Quoiqu'il en soit il faut profiter de ces années qui passent si vite et se dire que dans quelques temps, ces problèmes de lycéens paraîtront bien dérisoires. Je vais m'arrêter là, je suis très en verve aujourd'hui ! Je me rends compte combien écrire ici m'a manqué. A bientôt

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